You are here:
© Susanne Bär, Jeu d'ombres et de lumières
Susanne Bär
La photographe argovienne Susanne Bär (1983*) travaille depuis 2012 comme photographe indépendante à Strengelbach (AG). Elle a terminé sa formation à la Cap Fotoschule de Zurich en 2012, puis s’est mise à son compte dans son propre studio. Elle a réalisé ses premières photographies avec l’appareil photo de son père. Aujourd’hui, elle concilie son activité indépendante avec sa vie de mère célibataire. Elle nous explique ici comment elle s’organise…
Qu’est-ce qui te fascinait dans la photographie à l’époque, et qu’est-ce qui te fascine aujourd’hui en tant que photographe professionnelle ? Enfant, j’adorais découvrir des détails insignifiants à travers le viseur. J’avais l’impression de plonger un instant dans mon propre petit monde. Et j’étais chaque fois très excitée lorsque l’enveloppe contenant les photos développées me parvenait – ce moment de surprise était magique, car je ne savais jamais exactement à quoi m’attendre.
Aujourd’hui, tout est beaucoup plus technique et tout va plus vite. Mais mon essence reste la même : l’amour du détail m’accompagne encore aujourd’hui. Parfois, je m’immerge tellement dans l’instant présent que j’en oublie même de respirer. La fascination de la vision à travers le viseur est restée. Mais aujourd’hui, je ne laisse plus mon cadrage au hasard, mais le réalise de manière tout à fait consciente.
Comment tes domaines de prédilection, l’architecture, la gastronomie et les reportages, ont-ils évolué ? Y a-t-il eu un événement, une rencontre qui a été déterminant·e ou ...? La gastronomie et les reportages n’accompagnent actuellement mon travail que de manière ponctuelle, mais je suis toujours très heureuse de pouvoir varier les plaisirs. Ces dernières années, je me suis de plus en plus orientée vers la photographie d’architecture. Grâce à ma collaboration avec un bureau d’architecture d’intérieur et à mon intérêt marqué pour l’espace, la matérialité et la lumière, la demande dans ce domaine a augmenté, ce qui m’a permis d’élargir ma clientèle.
Qu’est-ce qui te fascine dans la photographie d’architecture ? J’aime les formes graphiques, les couleurs et les lignes, ainsi que le jeu créatif avec la lumière et l’ombre, la perspective et le cadrage. La photographie d’architecture me permet de réinterpréter et de combiner différents matériaux, structures et surfaces, en mettant toujours l’accent sur un langage visuel épuré, calme et expressif à la fois. Ce processus créatif, parfois presque méditatif, m’enthousiasme à chaque fois.
Tu es indépendante depuis 13 ans, as-tu connu des moments difficiles ? Oui, bien sûr. Les débuts de mon activité indépendante n’ont pas toujours été faciles. En tant que mère célibataire, les périodes où j’avais peu de commandes étaient un véritable défi, car la fin du mois pouvait parfois être difficile financièrement. Il m’a fallu beaucoup de force pour supporter ces moments et persévérer malgré tout. Et aujourd’hui, je peux dire que cela en valait vraiment la peine. J’adore mon métier de photographe indépendante et la liberté qui l’accompagne.
Tu es une femme de famille. Comment concilies-tu ces deux activités ? Ma fille a maintenant 19 ans. Rétrospectivement, le fait que mon studio se trouve dans notre maison a été la meilleure décision. Quand elle rentrait de l’école, j’étais toujours là. Le soir, je pouvais continuer à travailler quand elle dormait. Je pouvais également planifier mes missions de manière à ce qu’elles aient lieu principalement pendant ses heures de cours. Cette flexibilité était un énorme avantage de mon statut d’indépendante et m’a permis de bien concilier famille et travail.
Tu es membre de SIYU. Qu’attends-tu de l’association ? Je souhaite que SIYU me permette de faire des rencontres inspirantes, de bénéficier d’offres intéressantes et de nouer de nouveaux contacts qui enrichiront et élargiront mon quotidien professionnel.